Coup de cœur du blog! Je remercie grandement les Éditions JC Lattès, ainsi que Caroline Obringer, grâce à qui j'ai pu découvrir ce très beau livre. Résumé de l'éditeur:
Au Westish College, petite université sur les rives du lac Michigan, Henry Skrimshander est devenu une véritable star du baseball: il conclut tous ses matches par un sans-faute. Jusqu'au jour où il rate un lancer facile. Son destin ainsi que celui de quatre personnes vont alors prendre un tour décisif. Déstabilisé, Henry remet en cause la brillante carrière à laquelle il est promis. Guert Affenlight, le président de l'université, tombe malgré lui éperdument amoureux. Owen Dunne, coéquipier et meilleur ami d'Henry, se lance dans une liaison dangereuse, tandis que Mike Schwartz, capitaine de l'équipe de baseball, se met à douter de son propre avenir et de son rôle auprès d'Henry. Enfin, Pella, la fille de Guert, revient à Westish pour échapper à un mariage malheureux et commencer une nouvelle vie. Alors que les derniers matches de la saison approchent, ces cinq personnages vont être confrontés à leurs espoirs les plus profonds ainsi qu'à leurs angoisses et secrets les plus intimes.
Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Quelle chance d’avoir pu lire en avant-première ce roman encensé par les critiques! Et je peux le dire je n’ai pas été déçue… Avec L’Art du Jeu, une étoile de la littérature américaine vient de naitre. Un auteur qui combine dans son premier livre : une histoire classique et pourtant originale, des personnages touchants et emprunts d’humanité ainsi qu’une écriture fluide et poignante.
Tout d’abord, si l’on devait comparer Chad Harbach à un autre de ses contemporains je dirais John Irving (auteur du bestseller Le Monde selon Garp) et c’est un compliment de premier ordre. Quand je dis que l’histoire de ce roman est classique c’est tout simplement le mélange savant du base-ball, de l’amour et des doutes qui jalonnent l’existence. Néanmoins, cet assemblage avait manqué dans la littérature et C. Harbach a su trouver le bon moment pour nous faire revenir à l’essence du genre. Le récit est intéressant, palpitant, envoutant, on aime se plonger dans ses pages et l’on en devient vite « addict ». L’authenticité de cette œuvre provient donc d’abord de ce choix d’un sport qui sait soulever les foules, un sport sans faux-semblant et d’une chronique portant sur des personnages forts.
En effet, les personnages – cinq principaux – ont le don d’être complémentaires et d’amener chacun ce qui aurait pu manquer dans cet ouvrage : le jeune Henry touchant pour sa sincérité, émouvant pour son rêve qu’il touche enfin du doigt et pour ses doutes qui risquent de transformer ses espoirs en chimères. Mike, le capitaine de l’équipe, celui qui trouve le don d’Henry pour le base-ball et qui pourtant n’arrive pas à trouver en lui-même cette petite flamme. Guert Affenlight, le vieil homme reclus dans ses habitudes, éminent professeur de littérature qui n’attend plus de la vie que le retour de sa fille: Pella, qui donne la touche féminine au livre, femme forte qui a pourtant souffert de ses errances passées. Et enfin Owen, un jeune homme homosexuel, le « Bouddha », celui qui apaise au fur et à mesure chacun de ces personnages, un équilibre parmi toutes ces personnalités fortes. Aussi, vous l’aurez compris, vous saurez trouver votre bonheur dans ce cocktail explosif de protagonistes!
Enfin l’écriture, a une part primordiale dans ce roman. Vous comptez 672 pages, quant à moi après cette lecture, je compte 3 jours de pur plaisir.
Si le récit a eu vers la dernière moitié un petit moment de creux – seul défaut de l’œuvre, mais aucun livre n’est parfait – l’écriture sait là aussi combler ce vide et le lecteur poursuivra sans heurt sa lecture jusqu’à un dénouement haut en couleurs.
En définitif, ce roman est à donner à tous les amoureux de la littérature américaine, à tous les passionnés de sport qui sauront retrouvés dans ce livre la passion et l’engouement digne d’une finale des champions. L’Art du jeu ? Un gros pavé pour un grand chef d’œuvre !
Résumé de l'éditeur:
Cameron a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Cameron retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.
Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Je ne sais pas si c'est parce que j'en espérais trop, mais en tous cas, je m'attendais à quelque chose de vraiment différent pour La Fille qui ne croyait pas aux miracles de Wendy Wunder. Je ressors de cette lecture assez déçue et déstabilisée par un roman qui m'a semblé très bancal: le but étant de traiter un sujet grave, mais l'auteur reste trop en surface, comme s'il s'agissait d'un rêve sans conséquence, ce qui empêche le lecteur de pleinement apprécier cette lecture. En effet, Wendy Wunder tente de jouer sur deux tableaux sans réussir à trouver l'équilibre, ce qui rend son univers et son propos peu cohérents et finit par perdre le lecteur en cours de route: être confronté à un cancer, pour la personne malade et son entourage, ne se résume pas à un joyeux voyage dans une ville magique digne de Disney, et plein de bons sentiments dégoulinants. Il existe un décalage trop grand entre le thème abordé et la manière inconsciente et "adolescente" dont il est présenté. Wendy Wunder veut nous présenter la "vraie vie", avec tout ce qu'elle peut comporter de douloureux, tout en essayant de nous faire croire aux contes de fées. Personnellement, je n'ai pas réussi à rentrer dans son manège: il est par exemple vraiment irritant que l'auteur nous fasse croire que, sous prétexte qu'on a un cancer, tous nos vœux se réalisent... De même, l'auteur tente d'employer l'humour pour nous faire croire qu'elle ne nous plonge pas petit à petit dans un univers larmoyant qui sombre dans la facilité. Pour nous éloigner aussi de la tragédie dont il est question tout le long du roman, ce qui est assez trompeur. D'autant plus que cet humour qui se veut tout d'abord frais et léger, finit par tourner en des réflexions acerbes.
Comme vous l'aurez compris, je ne me suis pas particulièrement attachée à l'héroïne, ni à son histoire, bien que tout soit fait pour nous émouvoir. Mais le miracle tant attendu n'a pas fonctionné sur moi. Par moment, j'y ai retrouvé certains élément du film Big Fish de Tim Burton, et je me suis demandé à la fin si Cam n'avait pas inventé dans son esprit tout ce qu'elle dit avoir vécu. C'est assez troublant, et vient probablement du style de l'auteur qui reste trop en surface, et qui passe d'un événement à un autre comme des flashs successifs, sans transition. Malgré cela, La Fille qui ne croyait pas aux Miracles nous rappelle que la vie est précieuse et que chaque seconde de notre existence doit être vécue pleinement. C'est une belle morale, mais le thème de l'héroïne confrontée à la mort, et qui tente de reprendre goût à la vie au travers d'une quête initiatique, a déjà été exploité à de nombreuses reprises, et je n'ai pas trouvé d'originalité ici. En comparaison, j'ai adoré Je veux vivre de Jenny Downham: l'idée de départ étant similaire, mais la sincérité déployée par l'auteur m'a d'avantage touché.
Au final, on termine ce roman un peu perdu et déboussolé, mais sans raison apparente: encore une fois, il existe un trop grand décalage entre ce qui nous est présenté tout le long du roman, et la toute fin. Wendy Wunder fait tout pour nous tirer les larmes aux yeux, mais en mélangeant un cocktail d'éléments sans naturel, ce qui procure un net manque d'authenticité: tout comme sur la photographie de couverture (qui est par ailleurs très belle), il y a trop de paillettes et de poudre aux yeux. On peut choisir d'aborder des sujets graves avec légèreté, mais il faut un minimum de sincérité pour que le lecteur puisse lui aussi croire aux miracles, et personnellement je n'ai pas réussi à en trouver ici. La Fille qui ne croyait pas aux Miracles m'a laissé une étrange sensation d'avoir eu à faire à un mirage plutôt qu'à un miracle, mais j'espère qu'il saura toucher des lecteurs plus réceptifs à la plume de Wendy Wunder.
Mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, In My Mailbox est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine (ou sur une période plus longue) dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Cette semaine, ça a été un peu Noël dans ma boîte aux lettres :) Tout d'abord, je remercie Cécile de Hachette-Black Moon et toute l'équipe de Livraddict grâce à qui je suis en train de lire La Fille qui ne croyait pas aux Miracles de Wendy Wunder. Toujours grâce à Livraddict, et aux Éditions Michel Lafon, j'ai reçu Hantée - Tome 1: Les Ombres de la ville de Maureen Johnson. J'ai également reçu Le Serment d'une Reine de Julie Kagawa grâce à Andréa et aux Éditions Harlequin que je remercie également beaucoup. Et enfin, un livre qui est décrit comme "le roman de l'année 2011 aux États-Unis": L'Art du Jeu de Chad Harbach, grâce à Caroline et aux Éditions J.C. Lattès que je remercie tout autant. Ça fait beaucoup de mercis, mais ça me semble très important de remercier les personnes qui m'aident à pouvoir faire vivre ce blog et à partager ma passion de la lecture avec vous :)
Au niveau de mes achats, j'ai craqué sur le tome 6 du Journal d'un Vampire, créé par L.J. Smith. Je comptais me faire très probablement un marathon cet été, histoire de rattraper mon retard dans la série, à l'occasion de la sortie du septième tome chez Black Moon en juillet prochain.
Voilà pour cette semaine de mon côté. Et vous? Qu'avez vous reçu / acheté / emprunté?
Titre: Noir Saphir - Tome 2 des Chroniques de la Mort Blanche. Auteur: Nicolas Cluzeau Éditions L'Archipel - Collection GalapagosPublié le 3 mai 2012 Site Web: Éditions L'ArchipelGenre: High Fantasy Pages: 336 Prix: 15,95 € Je remercie grandement les Éditions L'Archipel, ainsi que Julie de Langage & Projets Conseils, grâce à qui j'ai pu découvrir ce très beau livre.Vous pouvez retrouver ma chronique du premier tome des Chroniques de la Mort Blanche: Avant les Ténèbres ICI. Résumé de l'éditeur:
L'Orlandie, île au large des grands empires continentaux, patrie antique des êtres-fées, n'en finit pas de se consumer. Comme si la Mort Blanche, fléau des magiciens et des druides, ne suffisait pas, la guerre civile atteint son point culminant et clame plus de victimes chaque jour. Endrew, le nouveau Haut Roi, n'a plus que la Marche du seigneur Donnely à écraser pour asseoir sa suprême autorité. Le souverain est confiant, car dans son ombre évoluent les représentants du puissant Empire de Léristère, aux intérêts inconnus, ainsi qu'un esprit corrompu concentré sur sa vengeance. Mais la résistance s'organise: Deirdre, fille de Donnely, part en quête d'une arme antique qui pourrait détruire Endrew. De leur côté, Arline et Sean ont découvert, grâce aux sortilèges de la Tour d'Émeraude, le moyen de mettre un terme à l'épidémie. Mais la tâche n'est pas de tout repos. Pour les deux jeunes magiciens atteints par la Mort Blanche, le temps est compté...
Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Avant toute chose, je tiens à préciser que j'étais terriblement impatiente de retrouver l'univers et les personnages si originaux de Nicolas Cluzeau. Et l'attente n'aura pas été vaine puisque j'ai été très heureuse de pouvoir lire la suite des aventures d'Arline, Sean & compagnie, et aussi très attristée de ne pas retrouver certains autres personnages, ce qui prouve à quel point on peut s'attacher à l'Orlandie, et les événements qui l'ébranlent de toutes parts: quel bonheur de pouvoir ressentir à nouveau ce souffle épique déjà présent dans le premier tome, en même temps que nos héros qui se débattent sous nos yeux.
En effet, alors qu'Avant les Ténèbres mettait en place les pions sur l'échiquier, Noir Saphir va plus loin avec des intrigues encore plus élaborées, et nous donne toutes les cartes en main afin de pouvoir pleinement découvrir cet univers aux arcanes complexes. A l'inverse des univers trop emplis de détails et de personnages qu'ils en deviennent obscurs et brumeux, Nicolas Cluzeau a su trouver le juste milieu entre univers élaboré et complexe pour captiver le lecteur, tout en lui livrant les clefs qui lui facilite une bonne compréhension. Le plaisir de lecture est complet!
Je me suis énormément attachée à tous les personnages dont les psychologies bien différentes ont toutes été habilement définies. On sent qu'il y a un très long travail qui a été réalisé en amont par l'auteur, ce qui donne encore plus de profondeur et de relief à son monde. Il est réellement fascinant de voir la façon dont Nicolas Cluzeau a su s'approprier la mythologie irlandaise pour en faire une saga haute en couleurs ou fantasy pure, réflexion scientifique, scènes de combats maritimes et même action digne d'Indiana Jones, s’entremêlent avec brio. Je n'avais encore jamais lu quelque chose de ce genre.
D'un point de vue personnel, j'ai tout de même trouvé dommage que la carte d'Orlandie présente dans le premier tome, n'y soit pas dans le deuxième: il est difficile de se repérer avec tous les personnages présents en différents lieux. De même, la répétition de l'expression "se pourlécher les babines" est un peu trop présente à mon goût, comme si les personnages félins ne pouvaient avoir que cette réaction. Il serait peut-être aussi intéressant de mettre un petit récapitulatif des peuples d'Orlandie avec une description de leurs caractéristiques, en début ou fin d'ouvrage. Mais c'est vraiment tout ce qu'on pourrait avoir comme petits regrets à propos des Chroniques de la Mort Blanche.
En définitif, les cliffhangers de ce second tome plongent le lecteur dans une attente insoutenable. On va de surprise en surprise et une seule envie se fait sentir: la suite de cette fabuleuse épopée pour plonger encore plus loin dans l'univers enchanteur et si particulier de Nicolas Cluzeau.
Attention Spoiler pour ceux qui n'ont pas lu la précédente enquête Fièvre Mutante Résumé de l'éditeur:
Une partie de chasse dans les Highlands écossaises tourne au règlement de comptes entre l’inspecteur Aloysius Pendergast du FBI et son beau-frère Judson Esterhazy. Ce dernier lui révèle qu'Hélène, prétendument morte il y a douze mois, est toujours en vie ! Passé la stupeur et le sentiment de trahison, Pendergast, qui jusqu'à présent recherchait les meurtriers de son épouse, n'a plus qu'une obsession : la retrouver, et surtout comprendre pourquoi elle lui a menti. Des Highlands écossaises à New York, en passant par les bayous de Louisiane, Pendergast doit désormais percer le secret des Esterhazy, traqués par une redoutable organisation. Car la vengeance, dit-on... Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Si l'on devait résumer cette énième enquête de Pendergast, le mot adéquat serait « duel ». Duel entre deux hommes, duel du début jusqu'au dénouement, un duel à mort. La part belle semble donc être donnée à Pendergast, inspecteur introverti, énigmatique et solitaire, ainsi qu'à son beau-frère Judson Esterhazy, docteur mystérieux, dangereux et possédant une intelligence hors norme mais non pas infaillible. Si le début du roman s'annonce sous l'hospice de l'action, l'enquête qui en découle relève d'une réflexion profonde. La révélation de Judson au cours d'une partie de chasse humaine, en outre le fait que la femme de Pendergast est toujours en vie, se voit donc être le problème central de l'œuvre : est-ce que oui ou non Hélène est-elle vivante ? La plupart des preuves scientifiques et informatiques sembleraient concorder vers un non catégorique. Et pourtant, la persévérance caractéristique d'Aloysius, mise constamment à l'épreuve pourrait bien contredire toutes les lois de la physique. C'est pourquoi on ne peut renier le fait que Pendergast et ses enquêtes sont entre fantastique et enquêtes purement policières et ce n'est pas toujours le plus rationnel qui gagne. Cet aspect pourrait décourager les habitués d'Agatha Christie ou Franck Thilliez ou au contraire attirer les amateurs de Sire Cédric. Si l'ensemble semble un peu lent, la fin surprenante et magistrale répondra aux attentes de tous les admirateurs de Pendergast. Cependant, le titre Vengeance à Froid, ne correspond pas selon moi à l'ensemble du livre du fait que ce dernier paraît en être plutôt le prologue. J'ai donc hâte de savoir comment réagira notre cher inspecteur du FBI dans la suite de ses aventures...
Néanmoins, à mon avis, le point fort du roman, malgré un face à face masculin, ce sont les femmes. D'une part Constance, l'indéchiffrable pupille de Pendergast qui se retrouve dans un asile d'aliénés suite à un sois disant «infanticide», malgré cette façade peu recommandable, la « jeune femme » n'est ni folle ni effrayante, c'est un pilier pour Pendergast, une femme de courage, et parfois dangereuse... D'autre part, Corrie Swanson la jeune gothique étudiante en droit qui revient rendre visite à notre inspecteur et qui se retrouve mêlée à la secte responsable de la disparition d'Hélène. Enfin n’oublions pas cette chère Hélène à la fois absente et omniprésente : le cœur de l’énigme de ce roman. En définitif, cet ouvrage est un mélange de nombreux personnages développés à convenance, d'énigmes où les réponses ne sont pas toujours présentes et enfin de menaces qui feront de nombreuses victimes. Je ne peux que conseiller ce livre à ceux qui suivent cette série, et recommande à tous ceux, hésitants de s'engager dans cette saga, de sauter sur le premier tome pour ne plus jamais se détacher du sinistre inspecteur Pendergast.
Coup de cœur du blog! Je remercie grandement les Éditions Michel Lafon, ainsi que Camille du Service de Presse, grâce à qui j'ai pu découvrir ce très beau livre. Résumé de l'éditeur:
Barnabas a conquis le cœur de la délicieuse Angélique avant de la trahir pour une autre. Malheureusement pour lui, la jeune femme a été élevée dans la magie noire et dans l'art du vaudou. Déterminée à prendre sa revanche, elle le condamne à l'éternité en le transformant en vampire avant de l'enterrer vivant. Deux cents ans plus tard, Barnabas est enfin libéré de ce mauvais sort. Il trouve le journal d'Angélique et découvre l'indicible: les secrets à l'origine de l'obsession amoureuse qui a uni leurs destins jusque dans la mort.
Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Dark Shadows de Lara Parker se veut être l'histoire qui a inspiré le film du même nom de Tim Burton qui sortira le 9 mai prochain sur nos écran. C'est avant tout un roman fascinant et troublant qui narre l'histoire d'une petite fille vivant à la Martinique au XVIIIème siècle. Issue d'une mère métisse et d'un père propriétaire terrien qui produit de la canne à sucre chez qui elle ira vivre à ses 10 ans, Angélique se retrouve plongée bien malgré elle dans le monde sombre et mystérieux du vaudou. C'est ainsi que commence les péripéties d'Angélique, et qui de mieux pour conter son histoire que l'actrice qui a joué son rôle dans la série TV Dark Shadows des années 1970. Il est certain que le fait que Lara Parker soir l'auteur de ce roman renforce la profondeur des propos et des événements vécus par les personnages.
Dark Shadows a été pour moi un énorme coup de cœur et un grand plaisir de lecture. La façon dont l'auteur nous plonge au cœur de cette histoire est terriblement addictive, et on a réellement du mal à reposer le livre sans connaître la fin. Plusieurs genres s'entremêlent avec tellement de facilité et d'efficacité qu'on se demande si l'histoire d'Angélique ne serait pas réelle en fin de compte. Les ingrédients de la potion magique se mélangent parfaitement et envoûtent totalement le lecteur: le fantastique a la part belle avec le vaudou dont Lara Parker a du faire des études très poussées avant d'écrire son livre tellement elle maîtrise le sujet. L'aspect historique est très présent également avec l'histoire de l'esclavagisme à la Martinique, et en arrière-plan la Révolution Française, un peu à la manière d'un Autant en emporte le Vent version sorcière aux Antilles. Et la romance n'est bien évidemment pas en reste, puisqu'il est question d'une histoire d'amour tragique qui vire au cauchemar, ou comment ce sentiment peut parfois devenir un poison, et faire perdre la tête aux gens.
Je me suis réellement attachée au personnage d'Angélique dont on découvre toute l'histoire, de son enfance de petite fille apeurée, transformée par son père en déesse vaudou pour calmer la colère des esclaves qui gronde, à sa vie de jeune femme qui doit vivre avec de lourds fardeaux et qui désespère de trouver enfin l'amour auprès de l'homme qu'elle chérit bien au-delà de la folie. Son personnage digne des plus grandes tragédies grecques est bouleversant, et pose l'éternelle question: nait-on mauvais ou le devient-on à cause de ce que l'on subit? J'avoue avoir eu une préférence pour la première partie du roman qui narre l'enfance d'Angélique à la Martinique, la découverte de ses pouvoirs et du vaudou. Elle semble alors être une petite fille très courageuse et qui parvient à se transcender malgré les terribles événements auxquels elle est confrontée. La deuxième partie aux États-Unis se déroule dans un décor beaucoup plus maussade, où on retrouve une Angélique qui n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Dark Shadows est un peu comme une sorte de réécriture du conte de La Petite Sirène. En effet, que ce serait-il passé si La Petite Sirène D'Andersen était sorcière, et avait décidé de ne pas renoncer à son amour au lieu de se jeter dans les vagues et devenir écume de mer? Je trouve très intéressant que Lara Parker tente de replonger dans le terreau des contes de fées d'antan, où tout n'est pas tout blanc ou tout noir: si parfois la sorcière agit d'une certaine façon, c'est parce qu'on l'y a poussé. Et si l'armure du prince charmant semble trop brillante, c'est parce qu'elle doit cacher quelque chose de plus sombre.
J'ai tout de même deux petites choses à reprocher au roman: d'une part le fait que le tout début du roman soit un peu brouillon. J'ai eu du mal avec le mélange d'événements entre présent et passé, et à savoir qui était qui. Je pense que l'auteur a du penser en écrivant son livre que les lecteurs avaient tous vu la série TV des années 1970, et connaissaient donc déjà tous les personnages. Ce ressenti se dissipe très rapidement, puisqu'on se concentre ensuite sur Angélique et Barnabas. D'autre part, j'ai trouvé à la fin du roman que c'était un peu irritant qu'Angélique s'attache autant à Barnabas malgré tout ce qui lui fait subir, mais j'imagine que c'est pour mieux mettre en avant son retour et sa vengeance par la suite. Par ce biais, l'auteur s'attache à la psychologie des personnages qui sombrent peu à peu dans la folie, et donne réellement l'impression au lecteur de sombrer avec eux dans la plus pure tradition des grands romans gothiques.
En définitif, le premier tome de Dark Shadows est une petite merveille addictive, qui nous rappelle pourquoi on aime autant lire. D'après la bande-annonce du film de Tim Burton, j'ai cru comprendre que celui-ci sera d'avantage axé sur le présent, et donc très certainement plus en rapport avec le deuxième tome des romans de Lara Parker: Réminiscences. Le livre en lui-même n'a rien de déjanté comme le film de Tim Burton le laisse paraître, mais on comprend aisément pourquoi le réalisateur a souhaité adapter cette histoire sombre et terriblement fascinante.
Mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, In My Mailbox est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine (ou sur une période plus longue) dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Cette semaine, grâce aux Éditions L'Archipel ainsi qu'à Langage & Projets Conseils que je remercie beaucoup, j'ai été très heureuse de recevoir trois livres dans ma boîte aux lettres: Le tome 2 des Chroniques de la Mort Blanche: Noir Saphir de Nicolas Cluzeau, dont j'avais très hâte de retrouver l'univers et les personnages.Ainsi que deux thrillers des auteurs Preston & Child: Vengeance à Froid, et Les Sortilèges de la Cité Perdue. J'étais également très impatiente de l'ouverture de la boutique des Éditions Sortilèges le 2 mai 2012. A cette occasion, j'ai donc craqué sur leurs deux premiers livres édités: Sirellia d'Alissandre, et le tome 1 de La Prophétie du Ragnarok: La Porte des Neuf Mondes de Philippe Ossena. Les livres sont vraiment magnifiques, et il est très agréable que l'éditeur prenne le soin de fournir une superbe carte représentant l'univers du livre de Philippe Ossena. On sent la passion des Éditions Sortilèges pour leur travail, et le soin qu'ils apportent à leurs ouvrages fait très plaisir.Je ne peux que vous inviter à aller faire un tour du côté de leur boutique: jusqu'au 16 mai, les frais de port sont offerts afin de nous permettre de découvrir leurs deux premiers titres publiés, ainsi que des cartes postales, marque-pages et miroirs d'une illustratrice qu'on ne présente plus ici: Rozenn Illiano. J'ai d'ailleurs craqué sur la carte postale d'une illustration réalisée spécialement pour l'ouverture des Éditions Sortilèges: celle de l'Ange à la Source. Et pour les fans des illustrations de Rozenn Illiano, je rappelle que son artbook est toujours disponible en pré-commande jusqu'au 6 mai: rendez-vous sur sa boutique. Voilà pour cette semaine de mon côté. Et vous? Qu'avez vous reçu / acheté / emprunté?
Résumé de l'éditeur:
Brie avait tout : une existence paisible en Californie, une famille parfaite, des amis géniaux, et Jacob, un petit-ami que toutes les filles lui enviaient. Mais quand Jacob lui annonce brutalement qu'il ne l'aime pas, son cœur se brise, littéralement, et elle meurt sur le coup. Son âme quitte le monde des vivants pour rejoindre celui des morts. Dans un coin reculé du paradis, Brie rencontre Patrick, qui jouera pour elle le rôle de chevalier servant et l'aidera à franchir les cinq étapes du deuil : le déni, la colère, la négociation, la tristesse et l'acceptation. Un parcours difficile... Surtout quand le monde, qu'on croyait si beau et parfait, s'avère craquelé de toute part et miné par de lourds secrets... Brie, sensible et émouvante dans sa quête, aura beaucoup de choses à apprendre avant d'arriver à l'acceptation... Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:
Éternité de Jess Rothenberg est un livre qui vous prend par surprise sans que vous vous y attendiez. D'entrée on ne peut que succomber à l'humour mordant de Brie, ainsi qu'à ses réflexions pour le moins incisives sur les aléas de la vie. Je dois avouer que certains passages sur sa vision de l'amour déçu m'ont donné de beaux fous rires, en me faisant repenser moi-même à certaines histoires d'amour qui se sont terminées, et que l'ont voit d'un œil beaucoup moins dramatique quelques années après. C'est sur cela que Jess Rothenberg a construit son roman: nous faire prendre conscience qu'il faut relativiser, et que certains événements qui nous semblent être tout comme la fin du monde sur le moment, sont simplement des passages de la vie qui nous font grandir et qui nous rendent plus résistants. C'est une histoire qui fait du bien: même ce qui paraît irrémédiable, en l'occurrence un cœur brisé, finit un jour par guérir d'une manière ou d'une autre.
Sous la forme de réflexions d'une jeune fille sur les différents deuils que l'on peut croiser dans une vie, l'auteur nous offre une lecture pleine de fraîcheur, tout en distillant profondeur et sincérité au travers de passages poignants et emplis d'émotions. Car au-delà des dures épreuves dont l'auteur n'hésite pas à confronter son héroïne (telles que la mort, les séparations, etc.) c'est de la vie, dans toute sa beauté et sa complexité, dont il est ici question. Les chapitres courts, avec des titres de chansons connues, donnent encore plus de rythme et de vie à ce roman, en apportant une ambiance pour chaque stade d’apprentissage par lequel Brie va passer. Il est d'ailleurs très intéressant de faire évoluer l'héroïne par les différentes étapes que l'on éprouve lorsqu'on est confronté à un drame, comme au travers d'une quête initiatique. Le lecteur éprouve d'autant plus de facilité à évoluer en même temps que le personnage principal, qui devient profondément humain au travers de toute cette évolution émotionnelle.
Cependant, au niveau de la troisième partie intitulée Colère, j'ai eu peur que l'auteur ne tombe dans la romance adolescente trop simpliste, avec une Brie qui se transforme en jeune écervelée, capricieuse et égoïste. Les événements vont un peu trop vite, en passant parfois du coq à l'âne sans logique. On s'attend également aux rebondissement bien avant qu'ils n'arrivent. L'histoire devient même peu crédible, avec Brie qui ressent des sentiments exacerbés et qui, de but en blanc, sans cheminement ni apprentissage, remet totalement en question ses sentiments et son point de vue, ce qui est assez déstabilisant pour le lecteur. On se demande à ce moment où veut en venir l'auteur, puisqu'il est question depuis le début de processus dans l'acceptation du deuil, et que le cheminement devient brouillon et agaçant.
Fort heureusement, Jess Rothenberg nous fait une petite frayeur pour mieux nous surprendre avec des rebondissements auxquels on ne s'attend pas du tout. C'est vraiment ce que j'apprécie dans un roman: que l'auteur parvienne à m'emmener bien au-delà de ce à quoi je m'attendais. Éternité nous apprend à voir bien plus loin que les apparences. En effet, c'est dans l'au-delà que l'héroïne parvient à trouver ses réponses. Et pour le lecteur, au-delà de l'aspect fantastique/young adult que l'on se fait de ce roman à première vue, c'est un livre terriblement émouvant, qui me fait d'avantage penser à un conte philosophique. Au-delà de la romance adolescente, c'est une très belle histoire sur l'apprentissage du deuil, le fait de se construire, mais aussi sur la nécessité d'apprendre à relativiser si on ne veut pas passer son temps à gâcher sa propre existence, et surtout de se souvenir de ce qu'on oublie un peu trop souvent: vivre pleinement, tout simplement.
24/24
Rendez-vous hebdomadaire initié par Mallou et repris par Galleanne. On y parle de nos lectures passées, actuelles et de celles à venir. CE QUE J'AI LU LA SEMAINE DERNIÈRE : La semaine dernière, je me suis plongée au cœur d'une lecture vraiment surprenante: Éternité de Jess Rothenberg. Je dois avouer que c'est un livre bouleversant, dont ma chronique sera en ligne très rapidement.
CE QUE JE LIS EN CE MOMENT : Je suis en train de découvrir Dark Shadows - Tome 1: La Malédiction d'Angélique de Lara Parker, l'histoire dont s'est inspiré Tim Burton pour son prochain film qui sortira le 9 mai 2012 sur nos écrans.
MES PROCHAINES LECTURES :
Il est prévu que je reçoive des livres cette semaine. Je vous en dirai plus dans le In My Mailbox de dimanche prochain. Et en attendant de vous en parler, mes prochaines lectures seront des surprises :)
Voilà pour cette semaine de mon côté. Et vous? Qu'avez vous reçu / acheté / emprunté?
Mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, In My Mailbox est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine (ou sur une période plus longue) dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Grâce aux Éditions Michel Lafon que je remercie beaucoup, j'ai reçu cette semaine Dark Shadows - Tome 1: La Malédiction d'Angélique de Lara Parker. L'auteur de ce livre est l'actrice qui a joué Angélique dans la série du même nom, et qui a également inspiré Tim Burton pour son film qui sortira le 9 mai 2012. Grande fan de l'univers de Tim Burton, ainsi que des histoires de sombre magie dans une ambiance gothique et romantique, je risque d'être comblée.
Au niveau de mes achats, j'ai craqué sur un livre que je souhaitais lire depuis bien longtemps, et dont l'histoire m'attire beaucoup: il s'agit de Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss. Voilà pour cette semaine de mon côté. Et vous? Qu'avez vous reçu / acheté / emprunté?
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