Le 2 juin dernier, j'étais présente à la Comédie du Livre de Montpellier qui fête chaque année la littérature, et permet de très belles rencontres avec des auteurs. Cette manifestation en plein air est considérée "comme la 2ème manifestation littéraire nationale après le Salon du Livre de Paris", et pour sa 27ème édition, la Littérature Britannique était à l'honneur, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Charles Dickens. Des Rencontres et débats, cafés littéraires, expositions, lectures, ateliers et tables rondes étaient proposées, et voici quelques petits souvenirs de ces très belles rencontres.
Merci à tous les organisateurs qui ont permis aux lecteurs de savourer cette très belle édition de la Comédie du Livre.
Comme vous l'aurez compris, des grands noms de la littérature britannique étaient présents, tels Jonathan Coe, David Lodge ou encore R.J. Ellory, mais pas que... Des écrivains francophones étaient aussi là: Béatrice Bottet, Gudule, etc. ainsi que des grands noms de l'illustration: Barbara Canepa, Alexe, etc. Retour donc sur les auteurs que j'ai eu la chance de rencontrer.
Premier auteur que j'ai été ravie de rencontrer: il s'agit de Joseph Delaney qui venait pour la première fois à Montpellier. Le papa de L’Apprenti Épouvanteur arrivait tout juste du Lancashire, comté situé dans le nord de l'Angleterre, et le climat méditerranéen lui a semblé vraiment "très chaud" m'a t-il dit. Ce fut une très belle rencontre, qui m'a semblé trop courte, comme toutes celles qui vont suivre.
Deuxième rencontre qui me laissera un souvenir gravé probablement durant toute ma vie de lectrice passionnée: avec Johnathan Stroud, le papa de Bartiméus. C'est un auteur d'une extrême gentillesse et réellement disponible pour ses lecteurs, avec qui j'ai passé le plus de temps à discuter. Mon seul regret est, sous le coup de l'émotion, d'avoir oublié de lui demander quels seraient ses conseils pour une apprentie écrivain. J'espère de tout cœur que j'aurais la chance de le rencontrer à nouveau.
Et enfin, une auteur américaine que j'avais vraiment très envie de pouvoir rencontrer: Rachel Caine, auteur de la série Vampire City publiée chez Black Moon. Rachel faisait une petite tournée en Europe, et revenait tout juste d'Espagne. Encore une fois ce fut une très belle rencontre, et j'ai été très contente d'avoir également pu discuter avec son mari.
Voilà pour cette année 2012, rendez-vous l'année prochaine pour d'autres belles rencontres!
Bien souvent, ce qui nous donne envie de lire un livre plus qu'un autre, c'est son résumé, les avis qu'on a pu lire à son sujet, et aussi il faut bien l'admettre la couverture. Une illustration de couverture peut faire pencher la balance de bien des façons. Elle nous dévoile l'univers que l'on tient entre les mains sans trop nous en dire, juste assez pour nous inciter à en savoir d'avantage. Et il y a des illustrateurs qui réussissent parfaitement grâce à leur talent à nous donner envie de lire un livre sans même savoir de quoi il en retourne. Ce que je vous propose aujourd'hui, c'est de découvrir une telle illustratrice: Fleurine Rétoré.Vous avez déjà pu croiser quelques unes de ses œuvres sur les couvertures des ouvrages tels que L’Évangile des Damnés d'Alick aux Éditions Rebelle, Rage de Dents de Marika Gallman aux Éditions du Petit Caveau, ou encore pour le second tome d' Immortel de Claire Wallaert-Muller aux Editions Sharon Kena. Mais sans plus attendre, je vous propose de découvrir cette artiste au talent certain au travers d'une petite interview: - Peux-tu nous présenter un peu ton travail? Où puises-tu ton inspiration/imagination? Comment procèdes-tu avec tes illustrations?
Mes travaux tournent autour du fantastique/fantasy/merveilleux. L’imagination et le besoin d’échapper à la réalité sont des sacrés moteurs de créativité. D’où me vient mon inspiration ? De la lecture, des films, des personnes que je côtoie, de mon humeur du jour.En général, je cherche les photos qui me plaisent, je tente un montage grossier et vois si cela colle. Mais comme d’habitude, je pars sur une idée et au fur et à mesure, cela devient tout autre chose !- Peux-tu nous parler de ta relation avec le monde de l'édition, ainsi que des couvertures que tu as réalisé pour des ouvrages tels que L’Évangile des Damnés d'Alick ou Rage de Dents de Marika Gallman?
Ma relation avec le monde de l’édition ? Je dirais que la phalange d’un de mes doigts qui a touché le monde de l’édition en a un très bon souvenir (rires).La différence avec une composition personnelle, c’est que les auteurs ont leurs petites idées sur ce qu’ils voient en couverture. Et qu’il faut arriver à composer avec les différentes variables pour que la création finale plaise aux deux parties. Ce n’est pas toujours simple mais à tous les coups c’est enrichissant !- Quels sont tes projets pour l'avenir?
Je ne lâche pas mon idée d’adaptation des princesses de contes de fées. Je travaille également à un projet d’illustrations accompagnées de récits, mais c’est encore en brainstorming dans ma tête… Je vous invite aussi à faire un tour du côté du site Le Monde de Fleurine afin d'y découvrir son travail et ses illustrations toutes plus belles les unes que les autres. _J'en profite pour remercier à nouveau Fleurine grâce à qui j'ai pu gagner un très beau concours me permettant de remporter une carte, un badge et des marques pages aux couleurs du thème Believe in Fairy Tales, que j'adore!
Trois questions à Marie Caillet
Comme promis, en complément des chroniques sur L'Héritage des Darcer - Tome 1, et L'Héritage des Darcer - Tome 2: Allégeance, voici l'interview de la talentueuse auteur: Marie Caillet. A la manière d'un génie qui exauce trois vœux, Marie Caillet a accepté de répondre à trois de nos questions. Une belle façon de rester encore un peu dans son univers, en attendant la suite de L'Héritage des Darcer. __- D'où est partie l'histoire de L'Héritage des Darcer? Qu'est-ce qui vous a inspiré?
Le point de départ de cette trilogie est une combinaison de plusieurs idées qui sont à l’origine de la création des Darcer, puis du personnage de My. Tout d’abord, c’était l’envie de créer une héroïne avec un pouvoir particulier : pour un héros, avoir un pouvoir, c’est devoir l’assumer. Un pouvoir puissant existe pour être utilisé, bien souvent pour combattre l’oppresseur. Mais que faire d’un pouvoir vulnérable ? C’est tout le problème de My, l’héritière du Don d’ailes, pouvoir qui lui permet de se changer à volonté et qui confirme son lignage. Seulement, My, elle, se change en papillon. C’est un pouvoir fragile, qu’elle doit protéger au lieu d’utiliser. Mon idée était de prendre une héroïne malgré elle, une jeune fille qui tient plus de l’anti-héroïne au départ, et de me demander comment elle pouvait réussir à prendre parti de son paradoxal « pouvoir ». J’avais aussi envie de reprendre certains poncifs que j’affectionne particulièrement en fantasy : la quête, le trésor introuvable… et de me les approprier. Je suis d’avis que les clichés ont beaucoup de potentiel, à condition qu’on arrive à leur donner une singularité, et à les intégrer dans l’histoire. _- Si vous aviez des conseils à donner à des écrivains en herbe, quels seraient-ils? Et quelle est votre façon de procéder pour écrire vos histoires en tant qu'écrivain?
Les méthodes d’écriture sont différentes d’une personne à l’autre, donc le meilleur conseil que je peux donner, c’est un conseil de bon sens : travailler scénario, style et personnage avec beaucoup d’attention. Et savoir se corriger, parce que l’écriture proprement dite est la première étape dans la création d’une histoire… c’est la plus enthousiasmante mais ce n’est pas la seule, loin de là. La relecture apporte beaucoup, même si c’est une étape fastidieuse. Elle aide à mieux cerner un personnage, une situation. Il ne faut pas non plus hésiter à réécrire : beaucoup d’auteurs, moi la première, sont loin d’écrire un passage du premier coup. Concernant ma méthode d’écriture, je procède par touches : une phase de plusieurs mois pour cerner les grandes lignes de l’histoire, le début, la fin, les personnages qui interviennent et ceux qui évoluent s’ils étaient déjà présents. Ensuite, je commence à planifier les premiers chapitres, puis je me lance. Je dois très souvent remanier mon plan en cours de route, mais je fais toujours attention à garder le fil rouge de l’histoire en ligne de mire. Pour L’Héritage des Darcer, par exemple, c’est la relation entre My et Orest, les enjeux de pouvoir, ou, plus particulièrement pour le tome 2, toute la notion d’allégeance. Un titre à facettes qui, comme tu l’as remarqué dans ta chronique, concerne plusieurs aspects de l’histoire :)- Avez-vous des projets dans un avenir proche ou plus lointain en ce qui concerne vos écrits?
J’ai beaucoup de projets en électron libre, et deux plus aboutis, l’un en fantasy adulte, et l’autre en jeunesse. Comme il me trotte dans la tête depuis trois ans et qu’il commence à ressembler à quelque chose, je vais sûrement m’en occuper après les Darcer… Affaire à suivre :) Merci beaucoup à Marie Caillet d'avoir accepté de répondre à nos questions, et nous lui souhaitons tout l'épanouissement et la réussite possible au travers de ses écrits.
Rencontre avec Meg Cabot
A l'occasion de la sortie en France du nouveau roman Abandon de Meg Cabot le 23 novembre dernier chez les Éditions Hachette-Black Moon, j'ai eu la chance aujourd'hui d'aller à une rencontre dédicace avec cette merveilleuse auteur, organisée par les Éditions Hachette-Black Moon, la librairie Sauramps Odyssée, et le French American Center. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore l'histoire d'Abandon, voici le résumé: Pierce, 17 ans, n’est pas morte. Enfin... Elle n’est plus morte.
Elle revient d’un séjour dans l’Au-delà, où elle n’a pas rencontré de lumière blanche, mais un jeune homme, John, à peine plus âgé qu’elle.
Un jeune homme beau et ténébreux... Un jeune homme qui lui a proposé de partager l’éternité à ses côtés.
Pour vivre avec lui, Pierce devait tout abandonner. Elle a refusé. Elle lui a échappé. Mais pour combien de temps ? Étant une grande fan de Meg Cabot (auteur tellement talentueuse et en même temps très proche de ses lecteurs), des parutions de chez Black Moon, ainsi que du mythe de Perséphone dont traite le nouveau roman de Meg Cabot; je me devais absolument d'être présente à cette rencontre. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai eu la grande chance de remporter le premier prix du concours organisé à l'occasion de cette journée. Je tenais donc à remercier tout particulièrement les éditions Hachette-Black Moon pour l'immense joie qu'elles m'ont apporté.
J'ai également pensé aux personnes qui n'ont pas pu faire le déplacement pour cette rencontre, et je me suis donc dis que cela vous plairait d'avoir un compte-rendu de l' interview avec Meg Cabot. Le voici, le voilà: - Comment vous est venue l'envie d'écrire?
Adorant écrire je me suis mise à tenir un journal intime dès l'âge de 7 ans. Et par la suite, j'ai commencé à inventer des histoires dans mon journal intime, parce que ma vie n'était pas vraiment passionnante.C'est de cette façon que tout a commencé: j'exprimais mes émotions par le biais de l'écriture, et ceci m'aidait à changer la réalité.
- Dans Abandon, votre dernier roman, Pierce est une adolescente de 17 ans qui se sent perdue dans sa vie. Avez-vous des points communs avec votre héroïne?
Lorsque j'étais à l'école, je me sentais également perdue. Je n'avais pas vraiment de bonnes notes et je n'étais pas douée en sport. On peut donc dire que oui, Pierce me ressemble de ce point de vue, puisque j'étais à l'écart malgré le fait de vouloir m'intégrer.Sauf que j'aurais bien souhaité moi aussi qu'un mystérieux garçon m'emmène dans le Royaume des Enfers pour m'arracher à mes soucis.
- En parlant des Enfers et du mythe de Perséphone qui s'y rattache, est-ce que les mythes grecs en général vous intéressent?
Pas vraiment. C'est seulement le mythe de Perséphone qui m'a vraiment passionné depuis mon adolescence, car il se termine bien. Perséphone devient Reine des Enfers, et c'est aussi une histoire pleine d'espoir puisqu'elle est également la Déesse du printemps.Alors que les autres mythes grecs ont tendance à mal se terminer pour l'héroïne, il leur arrive souvent quelque chose d'horrible.- Votre écriture est vraiment dans le détail. Comment parvenez-vous à faire en sorte que le lecteur ait vraiment l'impression d'être dans la vie des héroïnes?
Et bien, je relis mes journaux intimes de l'époque où j'étais plus jeune. Même si de nos jours la technologie a changé, les problèmes des adolescents restent les mêmes, les émotions aussi demeurent les mêmes.- Qu'est-ce qui vous a inspiré pour Abandon?
Je me suis souvent demandé: que se passe t-il après la mort? Y a t-il quelque chose entre l'Enfer et le Paradis? Et tout est parti de là.L'héroïne meurt au début du roman et elle revient à la vie. Je voulais explorer ce côté obscur sur lequel nous nous questionnons parfois, surtout à certaines périodes de la vie comme l'adolescence, et qui nous inspire.
- Y a t-il des liens entre les personnages du roman et de votre vie?
John, le jeune homme qui a proposé à Pierce de passer l'éternité à ses côtés, est inspiré d'un jeune homme que j'ai croisé une fois dans ma ville. Il se promenait prêt d'un cimetière mais je ne lui ai jamais parlé. D'ailleurs, un avis de recherche a été lancé (rires).- Beaucoup de personnages dans vos romans ont des pouvoirs extraordinaires. Lequel aimeriez-vous avoir?
Tout comme John, j'aimerais pouvoir me téléporter n'importe où juste en clignant des yeux.- Combien de romans avez-vous écrit? Et où aimez-vous écrire?
J'ai écrit 200 romans qui n'ont pas été publié, et 70 romans publiés. J'écris autant parce que c'est ma façon d'exprimer mes sentiments.Et je préfère écrire dans mon lit, non pas parce que je suis paresseuse, mais j'écrivais à mon bureau lors des attentats du World Trade Center dont j'ai pu assister depuis ma fenêtre, ce qui m'a assez perturbé. Depuis, je préfère écrire dans mon lit parce que je m'y sens plus en sécurité, et plus à l'aise aussi.- Comment parvenez-vous à adapter votre façon d'écrire en fonction du public?
J'imagine le personnage dans ma tête, puis j'imagine vraiment que je suis cette personne. C'est comme un travail de comédien en fait.- Dans le tome 2 d'Abandon, qui est prévu en mai 2012 aux USA et fin 2012 - début 2013 chez Hachette-Black Moon, comptez-vous explorer d'autres mythes liés à l'univers des Enfers?
Dans le tome 2 que je suis en train d'écrire et dont le titre en VO sera Underworld, nous allons d'avantage explorer l'univers des Enfers ainsi que le personnage de John, puisque John et Pierce vont y aller.Mais c'est tout ce que je peux dire pour le moment.
- Est-ce que des adaptations cinématographiques de vos livres sont prévues?
Tous mes livres ont eu une option de posée, mais il n'y a pas de projet concret pour le moment. Un grand merci à Meg Cabot pour sa gentillesse ainsi que toutes les personnes qui ont permis cette fabuleuse rencontre. N'oubliez pas que la sortie du tome 2 d'Insatiable est prévue pour mars 2012 chez Hachette-Black Moon, et le tome 2 d'Abandon pour fin 2012-début 2013 toujours chez Hachette-Black Moon.
Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site de l'auteur, et Lecture-Academy!
Coup de cœur du blog!
Titre : Le Chat qui avait peur des Ombres. Auteurs: Rozenn & Xavier Collette Éditions [MiC_MaC]Publié en juin 2010 Site Web: Site officiel du livre Genre: Livre illustré / jeunesse Pages: 35 Prix: 12,90 € Une édition en version souple et plus petit format est sortie en septembre 2011.Résumé de l'éditeur: Lilith est une chatte très peureuse ! Un soir, elle décide malgré tout de sortir de la maison rassurante qu'elle habite avec sa maîtresse. Mais la nuit est encore plus effrayante que dans l'imagination de Lilith. Elle va s'enfuir à toute vitesse pour échapper aux étranges personnages qu'elle va croiser au fur et à mesure de l'histoire. Parviendra-t-elle à retrouver le chemin du retour, et sa maîtresse, si rassurante ?
Mon avis:
Mon voyage au cœur des pages:Toute première chronique de ce blog concernant un livre illustré, et pas des moindres! Puisqu'il s'agit ici d'un GROS coup de cœur.Je vous avais déjà parlé précédemment du Chat qui avait peur des Ombres dans mon article concernant la réception de ma petite ombre, mais ici nous allons parler du très beau livre dont elle est sortie, ainsi que de la fabuleuse imagination de ses auteurs. Le Chat qui avait peur des Ombres n'est pas un livre comme tous les autres. C'est un livre à part, un livre qui fait appel à vos plus grandes émotions, et qui vous touche profondément. Je me souviens lorsque ma mère me racontait des contes de son invention avant que je n'aille me coucher, étant petite. J'ai ressenti exactement la même chose en lisant ce livre: il fait partie des contes qui vous aident à y voir plus clair dans ce monde, et à affronter les "ombres" qui nous empêchent d'accomplir ce que nous désirons au cours de notre existence. Il fait partie de ces mêmes contes qui nous forgent l'âme et illuminent notre cœur, qui nous rappèlent que même au cœur de la nuit, au plus profond des ténèbres, il y a toujours l'espoir et la clef pour retrouver notre chemin. Rozenn Illiano a su puiser en elle une histoire pure et brute comme le cristal de roche, sans artifices, pour révéler à notre cœur d'enfant ce que, peut-être, nous avions égaré en cours de route. Une histoire qui vous remue de l'intérieur, avec douceur. Sublimée par les coups de pinceaux époustouflants de Xavier Collette, une fresque poétique et enchanteresse, aux couleurs éblouissantes, se déroule sous nos yeux ébahis. Enjôlé, cajolé, le lecteur qu'il soit petit ou grand finira cette aventure envoûté, un sourire aux lèvres, en se disant que le moment le plus agréable de la nuit est probablement celui ou nous allons à la rencontre de nos propres ombres. Contrairement à ce que l'on pense, elles savent si bien nous guider en nous glissant quelques cailloux blancs sur notre chemin, et des murmures au creux de nos songes.Pour tous ceux qui pensent qu'il n'est pas possible de retrouver la magie de son âme d'enfant, lisez ce livre, vous en reviendrez changé très probablement. Aujourd'hui nous allons inaugurer une nouvelle catégorie dans le blog. Il s'agit de 3 questions aux auteurs. Tout comme le génie réalise trois voeux, j'irai régulièrement à la rencontre d'auteurs qui auront bien voulu répondre à une petite interview, et je partagerai leurs réponses avec vous ici.
Un grand MERCI à Rozenn Illiano et Xavier Collette qui ont très gentiment accepté de répondre à mes questions. Trois questions à Rozenn Illiano et Xavier Collette
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous en dire un peu plus sur vous deux? Rozenn : Je suis une bretonne (c'est important !) de 26 ans, une touche-à-tout pathologique qui cumule les casquettes d'illustratrice (en féerie), d'auteur (jeunesse et pour adultes), et créatrice d'objets en tous genres (de bijoux surtout). Je sévis sur le net depuis quelques années avec mon site Onirography.com, qui présente donc tout mon travail. Xavier : D'après les bruits qui courent, je serais un monsieur qui fait des dessins, enfin, qui tente d'en faire. Originaire de Belgique (c'est tout aussi important!), je vis depuis 2 ans à Rennes. Mon parcours m'a permis de pouvoir essayer plusieurs facettes du métier d'illustrateur, dans la pub, le graphisme, la bd, l'illustration jeunesse, les jeux de société. J'aime également le modelage, mon petit plaisir étant de donner vie aux personnages de mes livres, une fois que ceux-ci sont terminés. Bref, je touche un peu à tout aussi, et je dois dire que c'est ce qui fait que j'aime mon métier actuellement, et que je ne m'ennuie que très rarement. Comment a démarré le projet du Chat qui avait peur des ombres? Rozenn : Par hasard, grâce à Lilith, le vrai chat, en chair, en os et en moustaches. Je venais de l'adopter, elle était toute traumatisée de son séjour à la SPA. Une fois, elle jouait autour des ombres des arbres sur le sol de mon petit appartement. Et c'est ainsi que j'ai eu l'idée d'en faire une histoire. Grâce à Xavier qui travaillait sur son premier livre jeunesse, Seigneur Puma, nous avons pu le proposer à un éditeur.
Xavier : Rozenn a bien décrit la naissance du projet. Je voulais de toute façon faire une collaboration avec ma dame... peu importe la collaboration, au final. Et puis quand elle m'a parlé de sa petite anecdote de Lilith et les ombres, je me suis dit que ce serait un récit idéal pour un livre jeunesse. Puis elle l'a dit ci-dessus, avec le travail de Seigneur Puma en cours à ce moment-là, nous avons sauté sur l'occasion de le présenter à l'éditeur!
Quelle a été votre expérience en tant qu'artistes avec Le Chat qui avait peur des ombres? Rozenn : Ce fut génial, et quelque peu amer, plus tard. Génial car je travaillais sur mon tout premier livre, avec ma chatoune comme sujet, et mon chéri comme illustrateur. Il n'a pas fallu bien longtemps pour nous décider sur le design des personnages, car nous sommes assez en osmose. La réalisation de la mise en page et des illustrations s'est passée comme sur des roulettes. Plus tard, l'accueil que le public a réservé à notre livre était plus que chaleureux, plusieurs fois on nous a même demandé si un jour il y aura une suite ! C'est plutôt bon signe. Mais par la suite les choses se sont un peu compliquées, suite à quelques problèmes avec notre éditeur. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à lire cette page : http://www.la-charte.fr/metier/micmac.htmlXavier :Je ne vais pas redire la même chose que ma douce. Effectivement, toute la partie création, découpage du texte, premiers essais, jusqu'au bouclage du livre, a été un vrai régal. Il faut avouer que travailler en habitant ensemble est un vrai luxe, on a un échange permanent, pas d'obstacle à la communication, comme peuvent l'être le téléphone ou l'e-mail. Puis tous les retours positifs sur le livre nous ont réellement fait chaud au coeur. Pour la partie moins amusante, il faut effectivement se reporter au site de la Charte. Je ne m'étendrai pas dessus, car tout n'est pas fini, et nous devons faire attention à ce que nous disons, et écrivons sur la toile.
|