Et nous voici donc le 31 octobre, jour de tous les possibles et autres enchantements durant lequel le voile entre les mondes se fait de plus en plus mince. C'est le moment de s'amuser à jeter quelques sorts contre des friandises, mais surtout, c'est la période idéale pour se plonger dans un bon livre de magie, ou de suspense.

Pour ce jour si particulier, j'ai décidé de participer au challenge Halloween 2011 organisé par Lou et Hilde dont je vous avais parlé dans un précédent article. Il y avait deux formules possibles et j'ai opté pour la formule One shot avec un billet dans lequel je vais vous présenter un livre ainsi qu'une série TV sur des thèmes de l'univers d'Halloween.

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Titre VF: Alexia - Quand nous étions morts

Auteur: Francesc Miralles

Éditions Hachette - Collection Black Moon
Publié le 11 mai 2011

Site Web: Lecture Academy

Genre: Thriller / Gothique

Pages: 380                        Prix: 17 €

Résumé de l'éditeur:

C’est l’histoire de Christian, un jeune Espagnol de 17 ans qui, en perdant son frère jumeau, a perdu le goût de vivre. La seule chose qu’il aime encore : errer dans les cimetières comme une âme en peine, de la musique classique plein les oreilles, en lisant les grands Romantiques. Jusqu’au jour où il entend un chant étrange, comme venu d’outre-tombe, un chant féminin qui le touche au plus profond de son être. Un chant... ou peut-être un rêve ? Deux mois plus tard, il la rencontre enfin. Alexia. Un seul regard et, pour la seconde fois, sa vie bascule.

Mon avis:

Je n'ai pas aimé


Mon voyage au cœur des pages:

Un thriller, un monde d'obscurité, une couverture intrigante avec une tranche violette qui laissent présager un univers dans le domaine fantastique, et on se dit: "Ça y est! Je l'ai mon livre parfait pour Halloween!"
Et bien non, en fait... Avec cette lecture, j'ai eu l'impression d'être totalement "dupée sur la marchandise". On vous annonce quelque chose, l'emballage laisse présager de même, et tout le contenu est contraire à vos attentes.

Voici donc l'histoire d'un adolescent mal dans sa peau suite à une tragédie, et qui ne trouve sa place nulle part, malgré toutes les perches qu'on lui tend: il demeure peu convaincant dans le rôle du gothique romantique, passionné par les conversations avec les morts dans les cimetières, et échoue lamentablement dans le rôle du garçon populaire qui pourrait sortir avec la fille dont tous les garçons du lycée rêvent.
Bref, à se demander s'il n'espère pas au fond de lui-même rester tout seul dans le petit monde déprimant qu'il s'est créé. Le personnage principal, Christian, en devient irritant, et du stade de héros d'une des grandes œuvres Romantiques du XIXème siècle qu'il passe son temps à lire, il se rapproche d'avantage du personnage pathétique et insignifiant auquel on aimerait bien coller quelques gifles, histoire de lui remettre les idées au clair.
Pas facile donc de s'attacher à ce genre de personnage, et les autres ne font pas exception à la règle...
On se demande si l'auteur n'a pas voulu traiter son livre de la même façon qu'il a créé le personnage principal? C'est plat, ennuyeux, et le lecteur n'arrive tout simplement pas à trouver sa place non plus dans cet univers déprimant à mourir.
Il se rend rapidement compte que les promesses de fantastique, cachées derrière les tentatives d'ados désœuvrés pour communiquer avec les morts, n'existent pas.
On aurait pu espérer que l'auteur irait plonger d'avantage d'inspiration dans toutes les citations des grands écrivains du genre qu'il dissémine avec tant d'ardeur dans tout son roman, mais non...
Sur le plan du thriller qui n'éclot qu'au 3/4 de l'histoire, et qui fait naître un espoir d'intérêt aussitôt avorté chez le lecteur, là encore, l'intrigue est totalement évidente et bien trop rapidement éludée.
Reste un livre qui se veut gothique. Ce genre, lorsqu'il est traité dans les règles de l'art, est pour moi une exaltation des émotions. Ici, j'y ai trouvé une ode à la déprime de la part de "gothiques du dimanche" pour reprendre une phrase du roman.
A force de ne pas savoir quel genre donner à son ouvrage, ni quelle direction donner à ses personnages, l'auteur finit par perdre son lecteur qui se languit d'ennui jusqu'à la fin.
La morale, tout de même, demeure intéressante: il ne faut jamais se fier aux apparences. Christian espérait être un héros de ses romans qui sauverait ses belles. Il s'est d'avantage rapproché de la victime.
Et moi, je m'attendais à un thriller haletant et fantastique, et c'est loin d'être ce que j'ai trouvé ici.

Si vous souhaitez lire des thrillers fantastiques de grande qualité, allez plutôt voir du côté des œuvres de Sire Cédric, à commencer par L'Enfant des Cimetières, dont je ferai prochainement la chronique.

Après la déception littéraire, voici une bonne découverte sur le plan du petit écran. American Horror Story créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk, et diffusé depuis le 5 octobre dernier sur FX, semble tenir ses promesses jusqu'à présent.
Les séries TV du genre horrifique sont en effet assez rares, et il est donc important de les mentionner, surtout quand elles sont de bonne qualité.
Imaginez une famille qui doit lutter avec les aléas pas toujours évidents de la vie quotidienne, et qui décide de prendre un nouveau départ en allant vivre à l'autre bout du pays dans une grande maison imprégnée de toutes sortes d'histoires et de vécus. Mélangez à tout ça une ambiance assez glauque, des intrigues de meurtres non élucidés, et des fantômes qui vivent parmi vous sans même que vous vous en rendiez compte, et vous aurez un bon aperçu de la série.

Je dois avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas autant frissonné à chaque seconde devant une œuvre du petit ou du grand écran. C'est rudement bien mené, et le côté thriller rajoute un aspect mystérieux qui donne encore plus de charme à cette série.
American Horror Story est vraiment la série TV parfaite pour Halloween! 

5/10
 
 
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Coup de cœur du blog!

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Titre : Le Chat qui avait peur des Ombres.

Auteurs: Rozenn & Xavier Collette

Éditions [MiC_MaC]
Publié en juin 2010

Site Web: Site officiel du livre

Genre: Livre illustré / jeunesse

Pages: 35                         Prix: 12,90 €

Une édition en version souple et plus petit format est sortie en septembre 2011.

Résumé de l'éditeur:

Lilith est une chatte très peureuse ! Un soir, elle décide malgré tout de sortir de la maison rassurante qu'elle habite avec sa maîtresse. Mais la nuit est encore plus effrayante que dans l'imagination de Lilith. Elle va s'enfuir à toute vitesse pour échapper aux étranges personnages qu'elle va croiser au fur et à mesure de l'histoire. Parviendra-t-elle à retrouver le chemin du retour, et sa maîtresse, si rassurante ?

Mon avis:

Coup de coeur


Mon voyage au cœur des pages:

Toute première chronique de ce blog concernant un livre illustré, et pas des moindres! Puisqu'il s'agit ici d'un GROS coup de cœur.
Je vous avais déjà parlé précédemment du Chat qui avait peur des Ombres dans mon article concernant la réception de ma petite ombre, mais ici nous allons parler du très beau livre dont elle est sortie, ainsi que de la fabuleuse imagination de ses auteurs.

Le Chat qui avait peur des Ombres n'est pas un livre comme tous les autres. C'est un livre à part, un livre qui fait appel à vos plus grandes émotions, et qui vous touche profondément.
Je me souviens lorsque ma mère me racontait des contes de son invention avant que je n'aille me coucher, étant petite. J'ai ressenti exactement la même chose en lisant ce livre: il fait partie des contes qui vous aident à y voir plus clair dans ce monde, et à affronter les "ombres" qui nous empêchent d'accomplir ce que nous désirons au cours de notre existence. Il fait partie de ces mêmes contes qui nous forgent l'âme et illuminent notre cœur, qui nous rappèlent que même au cœur de la nuit, au plus profond des ténèbres, il y a toujours l'espoir et la clef pour retrouver notre chemin.

Rozenn Illiano a su puiser en elle une histoire pure et brute comme le cristal de roche, sans artifices, pour révéler à notre cœur d'enfant ce que, peut-être, nous avions égaré en cours de route. Une histoire qui vous remue de l'intérieur, avec douceur. Sublimée par les coups de pinceaux époustouflants de Xavier Collette, une fresque poétique et enchanteresse, aux couleurs éblouissantes, se déroule sous nos yeux ébahis.
Enjôlé, cajolé, le lecteur qu'il soit petit ou grand finira cette aventure envoûté, un sourire aux lèvres, en se disant que le moment le plus agréable de la nuit est probablement celui ou nous allons à la rencontre de nos propres ombres. Contrairement à ce que l'on pense, elles savent si bien nous guider en nous glissant quelques cailloux blancs sur notre chemin, et des murmures au creux de nos songes.
Pour tous ceux qui pensent qu'il n'est pas possible de retrouver la magie de son âme d'enfant, lisez ce livre, vous en reviendrez changé très probablement.


Aujourd'hui nous allons inaugurer une nouvelle catégorie dans le blog.
Il s'agit de 3 questions aux auteurs. Tout comme le génie réalise trois voeux, j'irai régulièrement à la rencontre d'auteurs qui auront bien voulu répondre à une petite interview, et je partagerai leurs réponses avec vous ici.
Un grand MERCI à Rozenn Illiano et Xavier Collette qui ont très gentiment accepté de répondre à mes questions.

Trois questions à Rozenn Illiano et Xavier Collette


Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous en dire un peu plus sur vous deux?

Rozenn : Je suis une bretonne (c'est important !) de 26 ans, une touche-à-tout pathologique qui cumule les casquettes d'illustratrice (en féerie), d'auteur (jeunesse et pour adultes), et créatrice d'objets en tous genres (de bijoux surtout). Je sévis sur le net depuis quelques années avec mon site Onirography.com, qui présente donc tout mon travail.

Xavier : D'après les bruits qui courent, je serais un monsieur qui fait des dessins, enfin, qui tente d'en faire. Originaire de Belgique (c'est tout aussi important!), je vis depuis 2 ans à Rennes. Mon parcours m'a permis de pouvoir essayer plusieurs facettes du métier d'illustrateur, dans la pub, le graphisme, la bd, l'illustration jeunesse, les jeux de société. J'aime également le modelage, mon petit plaisir étant de donner vie aux personnages de mes livres, une fois que ceux-ci sont terminés. Bref, je touche un peu à tout aussi, et je dois dire que c'est ce qui fait que j'aime mon métier actuellement, et que je ne m'ennuie que très rarement.

Comment a démarré le projet du Chat qui avait peur des ombres?

Rozenn : Par hasard, grâce à Lilith, le vrai chat, en chair, en os et en moustaches. Je venais de l'adopter, elle était toute traumatisée de son séjour à la SPA. Une fois, elle jouait autour des ombres des arbres sur le sol de mon petit appartement. Et c'est ainsi que j'ai eu l'idée d'en faire une histoire. Grâce à Xavier qui travaillait sur son premier livre jeunesse, Seigneur Puma, nous avons pu le proposer à un éditeur.

Xavier : Rozenn a bien décrit la naissance du projet. Je voulais de toute façon faire une collaboration avec ma dame... peu importe la collaboration, au final. Et puis quand elle m'a parlé de sa petite anecdote de Lilith et les ombres, je me suis dit que ce serait un récit idéal pour un livre jeunesse. Puis elle l'a dit ci-dessus, avec le travail de Seigneur Puma en cours à ce moment-là, nous avons sauté sur l'occasion de le présenter à l'éditeur!

Quelle a été votre expérience en tant qu'artistes avec Le Chat qui avait peur des ombres?

Rozenn : Ce fut génial, et quelque peu amer, plus tard. Génial car je travaillais sur mon tout premier livre, avec ma chatoune comme sujet, et mon chéri comme illustrateur. Il n'a pas fallu bien longtemps pour nous décider sur le design des personnages, car nous sommes assez en osmose. La réalisation de la mise en page et des illustrations s'est passée comme sur des roulettes.
Plus tard, l'accueil que le public a réservé à notre livre était plus que chaleureux, plusieurs fois on nous a même demandé si un jour il y aura une suite ! C'est plutôt bon signe.
Mais par la suite les choses se sont un peu compliquées, suite à quelques problèmes avec notre éditeur. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à lire cette page : http://www.la-charte.fr/metier/micmac.html

Xavier :Je ne vais pas redire la même chose que ma douce. Effectivement, toute la partie création, découpage du texte, premiers essais, jusqu'au bouclage du livre, a été un vrai régal. Il faut avouer que travailler en habitant ensemble est un vrai luxe, on a un échange permanent, pas d'obstacle à la communication, comme peuvent l'être le téléphone ou l'e-mail.
Puis tous les retours positifs sur le livre nous ont réellement fait chaud au coeur.
Pour la partie moins amusante, il faut effectivement se reporter au site de la Charte. Je ne m'étendrai pas dessus, car tout n'est pas fini, et nous devons faire attention à ce que nous disons, et écrivons sur la toile.
 
 
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Titre VF: Dark attirance - Tome 1 de la série "La Promesse Interdite"

Auteur: Gena Showalter

Éditions Harlequin - Collection Darkiss
Publié le 1er mars 2011

Site Web: Éditions Harlequin

Genre: Bit-Lit

Pages: 586                          Prix: 12,90 €

Un grand MERCI aux Éditions Harlequin, ainsi qu'à Andréa d'Albine&co, sans qui je n'aurais pas pu découvrir ce très bel ouvrage!

Résumé de l'éditeur:

Aden a toujours su qu'il était différent. Mais cette fois, sans le vouloir, il vient de réveiller tout un monde de créatures hostiles, des créatures désormais prêtes à se venger. La fascinante fille brune qu'il croise en rêve est-elle aussi du côté obscur ? Vient-elle le sauver ou bien tient-elle le poignard par lequel il mourra selon la prédiction ? Et qui est-elle : Mary Ann, la lycéenne apparemment comme les autres, ou bien Victoria l'étrange princesse vampire... ?

Mon avis:

J'ai adoré

Mon voyage au cœur des pages:

Je dois dire que la Bit-Lit n'est pas mon sous-genre littéraire préféré. De nos jours, on trouve un peu trop à mon goût de vampires à toutes les sauces, ce qui fait que j'ai un peu tendance à tiquer lorsque je vois le mot vampire sur la quatrième de couverture. Pourquoi? Peur de l'overdose peut-être, ou de tomber sur une énième romance à la Twilight? Ou tout simplement sur un texte de qualité médiocre?
C'est possible, mais le moins que je puisse dire c'est que les ouvrages de la collection Darkiss ont toujours su me surprendre, et de façon très agréable.

La première chose qui a capté mon attention dans Dark attirance, c'est la couverture dont l'esthétisme a su très bien mettre en valeur ce qu'on va trouver à l'intérieur.
En seulement quelques heures, j'ai dévoré les aventures d'Aden et de ses amis. Le style de l'auteur, très fluide, ainsi que les éléments de l'action qui s'enchaînent sans longueurs et sans nous laisser le temps de nous ennuyer, y sont pour beaucoup. On est littéralement plongé au cœur de l'histoire, comme si elle se déroulait sous nos yeux.
Kristin Cast, co-auteur de La Maison de la Nuit (dont je suis une grande fan) a décrit Dark attirance de cette façon: "Ouvrez-le, vous ne le lâcherez plus. Extraordinaire!"
Et comme vous l'aurez comprit, c'est bien ce qui s'est passé lors de ma lecture.

Dans l'univers de notre héros, sorcières, esprits, vampires, loups-garous, elfes, gobelins et j'en passe, se côtoient plus ou moins docilement autour du même centre d'attention: une étrange énergie qui émane d'Aden, et qui a été soudainement libéré et démultiplié lors de sa rencontre avec une lycéenne à priori banale: Mary-Ann. A la suite de cet événement, nos deux amis vont chacun de leur côté faire la connaissance de Victoria et de Riley, ces deux derniers cachant aussi des identités pour le moins surnaturels.
Beaucoup de questions se posent alors. Pourquoi Aden attirent-ils tous les êtres surnaturels de la création comme un aimant? Pourquoi ce phénomène s'est-il brutalement amplifié lors de sa rencontre avec Mary-Ann? Et pourquoi Victoria et Riley les suivent-ils comme deux ombres?
Bien d'autres mystères se rajouteront au fil des pages, et tous ne trouveront pas réponse à la fin de ce premier tome, ce qui laisse présager une très bonne suite.
Par ailleurs, les éléments clefs de l'intrigue qui nous sont révélés ici le sont au bon moment. L'équilibre est respecté: on en sait ni trop, ni trop peu, et surtout quand il le faut.

En définitif, Dark attirance est un savoureux cocktail d'humour, de romance, de fantastique, de suspense et d'aventure, qui font de cette recette subtilement dosée un pari réussi! On en redemande!
Le tome 2 de La Promesse Interdite: Les fiancés de l'ombre, a été publié le 1er septembre 2011 dans la collection Darkiss des Éditions Harlequin. Le tome 3: Le pacte de sang, est prévu le 1er décembre 2011 toujours chez Darkiss.

4/10
 
 
Oui, je sais, honte à moi. Comme vous pouvez le remarquer, nous ne sommes pas mardi, mais mercredi, et donc il s'agira pour cette semaine d'un Top Ten Wednesday. La période étant très chargée au niveau professionnel en ce moment, je n'ai pas pu écrire cet article hier, mais heureusement les vacances arrivent dans deux jours, et je vais pouvoir reprendre un bon rythme.

Mais je ne suis pas du genre à me la couler douce, aussi je vous ai préparé une première interview d'auteurs qui sera publiée en même temps que ma chronique sur Le Chat qui avait peur des Ombres. Dès que les auteurs (qui ont très gentiment accepté de répondre à mes questions) m'auront renvoyé leurs réponses, je partagerai tout ça avec vous.
A côté de ça, je viens tout juste de terminer le tome 7 de House of Night: Burned, et il va falloir que je me dépêche de lire le tome 8: Awakened, car le tome 9: Destined sort à la fin du mois. Il faut d'ailleurs que je vous prépare une présentation de cette série que j'aime tout particulièrement depuis ses débuts.
Et donc, en ce moment je suis plongée dans Dark Attirance de Gena Showalter (mon premier partenariat de lecture grâce aux Éditions Harlequin), ainsi que Alexia - Quand nous étions morts de Francesc Miralles pour le challenge Hallowenn 2011.

Mais trêve de bavardages, aujourd'hui il s'agit de mon tout premier Top Ten Tuesday, dont vous pouvez retrouver toutes les explications du fonctionnement sur le Blog de Iani. Le thème de la semaine étant:
Les 10 personnages principaux préférés
Il n'y a pas d'ordre particulier dans ma liste de personnages.
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1 - Ajrarn dans Le Dit de la Terre Plate (Tanith Lee)

C'est le personnage le plus complexe et celui auquel je me suis le plus attachée au cours de toutes mes lectures. Quelle envergure! Quel style! Quelle classe! Un démon surpuissant, poétique et sans état d'âme.

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2 - Jacob Reckless dans Reckless (Cornelia Funke)

Jacob pénètre dans un autre monde en regardant dans un miroir. Moi j'ai eu l'impression de me regarder dans un miroir en découvrant Jacob. Tellement humain, courageux et en même temps plein de failles. Un véritable héros comme je les aimes, qui n'a pas peur de laisser de côté ses sentiments pour sauver ceux qu'il aime.

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3 - Severus Rogue dans Harry Potter (J.K. Rowling)

S'il y a bien un héros dans Harry Potter selon moi, c'est bien Severus Rogue! Son sacrifice tout en restant dans l'ombre est l'acte le plus beau qui soit. Dès le premier tome, je savais dans quel camp il était, malgré ce que tout le monde pensait.

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4 - Aspen Matthews dans Fathom (Michael Turner)

On pourra dire ce qu'on veut sur ce comics américain, depuis sa sortie en 1999, je suis une fan inconditionnelle de la belle Aspen, brillante biologiste marine, qui se découvre des pouvoirs surnaturels avec l'eau.

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5 - Zoey Redbird dans House of Night (P.C. & Kristin Cast)

D'accord elle est jeune, souvent agaçante, et en plus c'est une vampire. Mais au-delà de ça elle est très drôle et super attachante. Et surtout, j'adore ses répliques cultes.

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6 - Roelstra dans Herbier Féerique (Amandine Labarre)

J'ai été enchanté par la légende de cet esprit féerique allié de la digitale pourpre. Ensorcelant, sensuel, envoutant, ce conte ne laisse pas indifférent. Et le destin de son héroïne nous rappèle qu'il vaut mieux faire preuve de modestie concernant les dons que Mère Nature nous offre.

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7 - Le Chat de Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles

Lewis Carroll a su créer toute une ribambelle de personnages atypiques dans son oeuvre. Mon préféré étant le Chat de Cheshire: totalement loufoque, et qui a le don de perdre ses interlocuteurs avec ses jeux de mots et autres devinettes.

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8 - Perceval dans le Conte du Graal (Chrétien de Troyes)

Un chevalier à part entière qui s'est construit tout seul. Fougue de la jeunesse, désirs d'absolu et honneur inconditionnel font de lui mon chevalier favori dans la littérature médiéval.

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9 - Morgane des Dames du Lac (Marion Zimmer Bradley)

Toujours dans les légendes arthuriennes, la vision très originale de Morgane La fée dans cette oeuvre m'a énormément marqué. Cela change de la version diabolisée qu'a tenté de lui donner le christianisme au Moyen-Âge.

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10 - Polgara de La Belgariade ( David Eddings)

Sublime sorcière à la grandiose envergure, les aventures de Polgara et de ses compagnons dans cette superbe saga de fantasy m'ont tenu en haleine du début à la fin.

 
 
Parce que Books in Wonderland c'est une blog littéraire, mais pas que, voici un petit tour d'horizon de mes séries TV fétiches du moment qui sont actuellement diffusées, que ce soit dans le domaine du fantastique, ou autres.

Mon chouchou depuis 4 ans maintenant: Merlin de la BBC. Je n'ai pas loupé un seul épisode depuis la première saison, et je ne me suis ennuyée à aucun moment.
On pourrait croire qu'avec toutes les libertés que l'équipe de réalisation a prit avec la légende arthurienne originale, le résultat aurait donné quelque chose de pathétique. Et bien, il n'en est rien, tout au contraire! Habile mélange entre humour so british, magie, action et émotion, Merlin est sans conteste ma préférée pour le moment!
La sortie des dvd de la saison 3 se fera normalement le 22 novembre en France. La saison 4 est diffusée depuis le 1er octobre sur la BBC. Une saison 5 est déjà prévue.
Je ne suis pas particulièrement fan du phénomène autour des vampires, mais Vampire Diaries a su me conquérir à bien des égards. L'attrait ne réside pas dans la romance mielleuse créée par le couple Stefan/Elena, mais bien par la complexité de tous les autres personnages, et surtout, par la férocité et les répliques acides de notre cher Damon.
La première saison m'avait tenue intégralement en haleine. J'avoue avoir ressenti un petit essoufflement dans la saison 2. Espérons que la saison 3 qui est diffusée depuis le 15 septembre dernier sur The CW saura rehausser le niveau et revenir à ce qu'on a connu au début.
Une petite sœur pour Vampire Diaries. Produite par le créateur de cette dernière, et également issue d'une série de livres de L.J.Smith, The Secret Circle est diffusée depuis le 15 septembre dernier sur The CW. On ne parle pas ici de vampires, mais de sorciers. Pour le moment, je dois dire que c'est divertissant. On passe un bon moment, mais ce n'est pas pour autant mémorable.
Aucun rapport avec le domaine du fantastique cette fois-ci, mais c'est un gros coup de cœur que j'ai pour la série Pretty Little Liars.
Tribulations de jeunes femmes sur fond d'enquêtes policières, c'est avec bonheur que je retrouve à chaque fois mes jolies petites menteuses.
La saison 2 est actuellement diffusée sur ABC Family.
Tout juste découverte, j'ai passé le premier épisode de Hart of Dixie à avoir des crises de fou rire.
Zoe Hart est une jeune médecin fraîchement sortie de son internat, et c'est donc un avenir radieux qui semble s'offrir à elle. Sauf que du jour au lendemain, tous les plans que notre jolie médecin s'était fait sur sa vie virent de bord, et cela donne lieu à une jolie série farfelue avec des situations qui partent dans tous les sens pour notre plus grand plaisir.
Elle est diffusée depuis le 26 septembre dernier sur The CW.

Un petit point maintenant sur les séries TV qui ne sont pas encore diffusées mais que j'attends de découvrir impatiemment!
Pour une amoureuse du folklore et des contes de fées d'antan comme moi, rien que le titre Grimm donne envie.
Diffusée à partir du 28 octobre prochain sur la NBC, cette série contera l'histoire d'un détective qui découvrira son appartenance à un groupe de chasseurs nommés les Grimms, en référence aux frère Grimm, qui sont sensés protéger les humains de toutes les créatures surnaturels que l'on pensait issues des contes de fées...
A noter la présence des créateurs de Buffy contre les vampires et Angel.
Et si les personnages des contes de fées que nous connaissons étaient réels? Et s'ils étaient nos voisins? C'est ce thème que propose d'explorer Once upon a time dont le permier épisode sera diffusé le 23 octobre prochain sur ABC.
On notera la présence de Cameron du Dr House dans le rôle principal ainsi que celle de Robert Carlyle.
 
 
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 Titre VF: Le Dernier Jardin - Tome 1: Éphémère

Auteur: Lauren DeStefano

Éditions Castelmore
Publié le 19 août 2011

Site Web: Éditions Castelmore

Genre: Roman / Dystopie

Pages: 350 pages                          Prix: 12,90 €

Résumé de l'éditeur:

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?

L'humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies.
Mais qui pouvait imaginer le prix à payer?
Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames.
Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête: fuir.
Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses sœurs épouses. Quand on n'a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix.

Mon avis:

J'ai adoré

Mon voyage au cœur des pages:

J'avais quelque appréhension à lire ce roman décrit comme "Dérangeant, magnifique, puissant et atroce." Mais toutes les bonnes critiques qui ont fleuri un peu partout sur le net et ailleurs ont eu raison de moi et de ma réticence.
Car Éphémère, c'est une plongée en eaux troubles. Tout comme l'héroïne, on ne sait pas du tout à quoi s'attendre. On nous lâche brutalement dans l'action de cet univers pas si éloigné du nôtre, et j'ai réellement eu l'impression de me fondre dans la peau de Rhine, de vivre avec elle l'horreur de sa captivité.
J'ai cru être pelotonné à côté d'elle dans la camionnette des Ramasseurs, ressentir son angoisse quant à l'issue de sa détention, avoir les mêmes questionnements sur la condition humaine et la complexité de cette espèce, sur le sens de l'existence si brève qu'est devenue celle des jeunes hommes et des jeunes femmes sur Terre, m'accrocher à ma témérité, encore et toujours, pour en sortir vivante et regagner ce qu'on devrait toujours acquérir de droit à la naissance: la liberté.

Nous voilà donc dans une dystopie: genre très prisé dernièrement dans la littérature pour jeunes adultes. Mais Lauren DeStefano a su y apporter sa touche, son originalité, sa plume belle et inflexible qui fait de ce roman une lecture précieuse et cruelle, tout comme les rosiers qui encerclent la prison dorée de Rhine.
C'est une réflexion sur la fragilité de la vie, et de ce que nous faisons du temps qui nous est imparti.
Je n'ai pas réussi à laisser ce livre un instant de côté dès les premières pages. Et le moins que je puisse dire, c'est qu'on ne ressort pas indemne d'une telle lecture. Elle vous prend littéralement à la gorge!
C'est poignant, bouleversant, avec un côté fleur bleue qui adoucit quelque peu l'horreur de la situation, procurant une sorte d'harmonie latente qui ne cesse de s'effondrer à chaque fois que Rhine est confrontée à la réalité des faits, et qu'il ne reste qu'une solution: la fuite.
Je me suis profondément attachée à la quasi-totalité des personnages: Rhine et ses sœurs-épouses, Lauren: l'époux abusé et peut-être encore plus captif que ses épouses, Gabriel qui ignore même ce que le mot "liberté" veut dire, Deirdre et la petite touche de douceur qu'elle apporte, etc.
J'ai fini cette lecture à bout de souffle, avec la respiration haletante d'un nouveau-né, et le regard flétri de quelqu'un qui a vu certaines choses qu'il n'aurait pas du voir.
Tout le long, un profond sentiment de désespoir nous accapare, et c'est pourtant la rage de survivre envers et contre tout qui l'emporte. De s'agripper à la vie de toutes nos forces, si courte soit-elle. L'espoir, c'est ce qui fait vivre, dit-on.

Le tome 2 du Dernier Jardin est prévu le 21 février prochain aux USA, et j'ai vraiment très hâte de le lire!
3/10
 
 
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Titre: Fedeylins - Tome 1: Les Rives du Monde

Auteur: Nadia Coste

Éditions Gründ
Publié le 10 mars 2011

Site Web: - Éditions Gründ
                 - Site Fedeylins

Genre: Roman jeunesse

Pages: 430 pages                          Prix: 18 €

Résumé de l'éditeur:

Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend. Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.

Mon avis:

Sans plus

Mon voyage au cœur des pages:

         Après tous les avis positifs que j'avais lu sur le net et dans les librairies concernant ce livre, et ayant été touchée par la beauté de la couverture ainsi que les thèmes abordés, je me suis dis qu'il y avait très peu chance que je puisse être déçue par Fedeylins. En effet, je m'attendais à quelque chose de doux et de poétique axé sur les rêves, une petite pointe écolo et tout de même un aspect mutin qui laisserait présager une grande fraîcheur. Bref, une bouffée d'oxygène.
C'est donc dans cette optique que je me suis lancée dans la lecture de ce premier opus contant la vie de la société des Fedeylins, petits êtres ailés vivant aux abords d'une mare et étant proches de la nature.
De prime abord, la description des Fedeylins me fit un peu penser aux Minimoys de Luc Besson, mais la comparaison s'arrête là, car en dehors de la taille et de l'environnement verdoyant, il n'y a pas plus de ressemblances entre ces deux petits peuples.
En effet, c'est dans une société qui prime le bonheur de tous au détriment de l'individualité que nait Cahyl, notre jeune héros, au cours de la cérémonie d'éclosion. Dans un monde où le destin est sans doute plus important que toute autre chose, rien ne prédestinait Cahyl à sortir vivant de sa bulle et à regagner la rive sain et sauf. Pourtant, bravant la brutalité et le danger de sa naissance, il finit tout de même grâce à une aide providentielle par rejoindre les siens. Mais les ennuis ne s'arrêtent pas là, malheureusement pour lui, car il découvre qu'il ne possède pas de marque le rattachant à une des 5 castes des Fedeylins. Pas de marque, pas d'utilité pour son peuple, pas d'avenir?
C'est dans cet environnement assez dur qu'il devra trouver sa place, s'il y parvient.

        Je ressors de cette lecture avec un avis un peu mitigé.
C'est une très belle fable sur la dureté du monde, et la beauté qui s'y cache et qui se dévoile à nous lorsqu'on prête attention à chaque petits détails. L'importance des liens qui nous relient tous et dont certains ne sont parfois tout bonnement pas explicables. Et surtout, la recherche du bonheur et de la liberté.
La morale qui en ressort m'a particulièrement touché: il est en effet nécessaire et vital de choisir son destin afin de prendre en main sa propre vie, surtout dans une société (la nôtre?) qui a un peu trop tendance à nous formater, nous diriger et penser pour nous...
Avec tout ces attraits, ce livre aurait pu être un coup cœur. Toutefois, à l'inverse de Cahyl dont le souci est de ressentir une trop grande empathie pour les autres, de mon côté je ne suis pas parvenue à m'attacher aux Fedeylins. Le personnage dont je me suis sentie la plus proche est probablement Glark, alors qu'il est sensé faire partie d'un peuple décrit comme barbare et abominable.
Je m'attendais probablement à quelque chose d'un peu plus vivant au niveau du déroulé des événements, d'aérien comme à l'image que je me faisais des Fedeylins.
Les répétitions à propos du fonctionnement de la société, le manque de poésie parfois, et les sentiments exacerbés du héros contrit finissent par donner une sensation de confinement, comme si nous étions restés bloqués dans une bulle sur le nénuphar de ponte.
Le fait que cela se déroule dans un microcosme ajoute également à ce sentiment. Les Rives du Monde m'ont laissé sur la rive sans que je puisse voir le Monde, et ce n'est qu'à la toute fin que j'ai enfin eu la sensation de décoller.

Le tome 2 de Fedeylins: Aux bords du Mal sort demain, le 6 octobre 2011. Et j'espère de tout cœur qu'il me fera d'avantage voyager sur les ailes de Cahyl, poussé par le souffle du vent.

2/10